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 la naissance du demiurge selon l'apocryphon de Jean

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kinaram
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Date d'inscription : 29/04/2007

MessageSujet: la naissance du demiurge selon l'apocryphon de Jean   Dim 29 Avr - 18:00

Tiré des traductions de la bibliothèque gnostique de Nag hammadi, accessible sur le site de l'Université de Laval.

Citation :
(ENSEIGNEMENT SUR LE MONDE ARCHONTIQUE)
(L’impétuosité de la Sagesse)
Donc, Notre consoeur la Sagesse — qui est un éon — conçut une pensée de son propre chef. Pensant l’Esprit et la Prescience, elle voulut (en) manifester l’Idée par elle-même sans que l’Esprit se soit levé avec elle (pour l’assister), sans même qu’il ait fait un signe d’assentiment, sans même que son conjoint, le virginal Esprit mâle, ait donné son consentement.
C’est donc sans avoir trouvé celui qui parle d’une seule voix avec elle qu’elle donnera son consentement ; c’est sans le bon vouloir de l’Esprit et sans que celui qui parle d’une seule voix avec elle n’en ait eu connaissance qu’elle s’élança au dehors.
À cause de l’impétuosité qui est en elle, sa pensée ne pouvait être inopérante. Alors son oeuvre sortit, imparfaite, laide d’aspect, parce qu’elle l’avait faite sans son conjoint. Et (cette oeuvre) n’était pas non plus à la ressemblance maternelle mais d’une forme autre.
(La Sagesse installe Ialdabaoth comme démiurge)
(La Sagesse) vit, à la réflexion, que son (oeuvre) était l’empreinte d’une autre forme — avec une face de serpent et une face de lion et des 38 « yeux » brillants de feu. — Alors [elle] la chassa loin d’elle, [hors] de ces lieux, afin qu’aucun des Immortels ne la voient parce qu’elle l’avait enfantée par ignorance.
Elle jumela son (oeuvre) à une nuée lumineuse et plaça au milieu de la nuée un trône afin que nul ne voit (cette oeuvre) excepté l’Esprit saint que l’on nomme « Vie », la mère de tous.
Et elle lui donna son nom : « Ialdabaôth ». C’est lui le Premier Archonte. C’est lui qui déroba une grande puissance à la Mère.
(Ialdabaoth se fabrique son propre Éon)
Il s’écarta d’elle, s’éloigna du lieu de sa naissance, s’empara d’un autre lieu et se créa un éon flamboyant d’un feu lumineux, celui dans lequel il se tient maintenant.
(Les puissances du monde inférieur)
Alors il s’accoupla avec la folie (aponoia) qui l’accompagne, et engendra les autorités qui lui sont inférieures, douze anges affectés chacun à son éon propre, conformément au modèle des éons impérissables.
Et il créa pour chacun (des douze anges), sept anges. et pour ces anges, trois puissances, de sorte que le total de ceux qui lui sont inférieurs est de trois cent oixante êtres angéliques, auxquels s’ajoute sa triple puissance conçue à la ressemblance du premier modèle qui existe avant lui.
(Les noms doubles des douze premiers anges)
En conséquence, lorsque ces autorités ont été manifestées par l’Engendreur principal, Premier Archonte de la ténèbre, c’est de l’ignorance de celui qui les a engendrées qu’elles ont (reçu) leur nom.
Le premier nom est Iaôth.
Le deuxième est Hermas, « l’oeil du feu ».
Le troisième est Galila.
Le quatrième est Iôbêl.
Le cinquième est Adônaios.
Le sixième est Sabaôth.
Le septième est Kaïnan et Kaê, celui que l’on nomme Kaïn, c’est-à-dire le soleil.
Le huitième est Abiressiné.
Le neuvième est Iôbêl.
Le dixième est Harmoupiaêl.
Le onzième est Adônin.
Le douzième est Bélias.
Tous ces (autorités) ont donc des noms différents qui leur viennent de la convoitise et la colère. Mais ce sont des noms différents doubles qui ont été donnés à celles-ci (et) Leurs seconds noms leur ont été donnés par la gloire du ciel, et manifestent véritablement leur nature.
Et Saklas les a appelés des noms qui précèdent (mélangeant) de la folie à leur puissance. Par ces derniers, par moments, ils déclinent et s’affaiblissent. Par les autres, au contraire, ils acquièrent force et croissent.
(Sept anges règnent sur les cieux et cinq sur le Chaos)
Et le Premier Archonte commanda à sept rois de régner sur les cieux et aux cinq (autres de régner) sur le Chaos infernal.
Les noms de gloire de ceux qui (dominent) sur les sept cieux sont les suivants :
Le premier est Iaôth à l’aspect de lion.
Le deuxième est Elôaios à l’aspect d’âne.
Le troisième est Astaphaios à l’aspect de hyène.
Le quatrième est Iaô à l’aspect de serpent à sept têtes.
Le cinquième est Adônaios à l’aspect de dragon.
Le sixième est Adôni à l’aspect de singe.
Le septième est Sabbataios à l’aspect de flamme de feu lumineux. Telle est l’hebdomade du Sabbat ! Tels sont ceux qui gouvernent le monde !
(De la hiérarchie du monde archontique)
Quant à Ialdabaôth Saklas, lui qui s’identifie à cette forme multiple de sorte qu’il se manifeste lui-même en tout visage en fonction de son désir, il a réparti entre eux (une portion) du feu qui est sien et de sa puissance. Mais de cette lumière pure de la Puissance qu’il a dérobée à la Mère, il ne leur en a pas donné. C’est ainsi qu’il a été pour eux un Christ, à cause de la [gloire qui est en] lui, (et qui lui vient) de la puissance [de la lu]mière de la Mère. C’est pour [cette raison qu’il] s’est fait lui-même proclamer Dieu, se montrant (ainsi) désobéissant envers l’entité dont il était issu.
(Les noms doubles des sept Puissances)
Et (Ialdabaôth) jumela aux Puissances sept Pouvoirs. Par sa parole ils existèrent. Et il leur donna un nom. Il installa les Puissances en commençant par le haut :
Le premier Pouvoir donc est Pré-pensée (pronoia), auprès de la première Puissance, Iaôth.
Le deuxième est Divinité, auprès de la deuxième, Eloaiôs.
Le troisième est Messianité, auprès de la troisième, Astaphaiôs.
Le quatrième est Jalousie, auprès de la quatrième, Iaô.
Le cinquième est Royauté, auprès de la cinquième, Sabaôth.
Le sixième est Com[préhension, au]près de la sixième, Ad[ôni].
3 Le septième est Sagesse, auprès de la septième, Sabbataiôs.
Ces Puissances possèdent un firmament correspondant à chaque ciel et un éon conçu à la ressemblance des éons primordiaux, sur le modèle des Immortels.
(Le blasphème de l’Archonte)
Ialdabaôth vit (donc) la création qui est au-dessous de lui ainsi que la foule des anges qui sont au-dessous de lui et sont issus de lui. Il leur dit : « Je suis un Dieu jaloux ! En dehors de moi il n’en existe point d’autre ! »
Par là, il signifie aux anges qui sont au-dessous de lui qu’il existe un autre Dieu, car s’il n’en existait pas d’autre de qui serait-il jaloux ?
(La Sagesse portée)
La Mère commença alors à être portée car elle perçut que sa déficience était due au fait que son conjoint n’avait pas été en accord avec elle lorsqu’elle s’était assombrie en perdant sa perfection.
Et moi, (Jean), de dire : « Ô Christ, que signifie elle fut portée ? » Lui alors rit et dit : « Penserais-tu que ce soit dans le sens où l’a dit Moïse : (elle était portée) au dessus des eaux ? » Non ! mais voyant le mal et la révolte qui adviendraient de par son fils, elle se repentit, et faisant un va-et-vient dans la ténèbre de l’ignorance elle commença à avoir honte. Elle ne s’aventure pas à l’extérieur mais fait un va-et-vient. Son aller et sa venue c’est ce que signifie « être portée ».
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